Trois succursales fusionnées à Postes Canada

Nouvelles Hochelaga-Maisonneuve, publié le 5 février 2013, page 4

Par Steve Caron

La récente fusion de trois succursales de Postes Canada de l'est de Montréal en une seule, le Dépôt Marseille, a amené une modification aux opérations de la société d'État, un changement qui fait rager plusieurs facteurs.

Depuis la transformation des succursales Tétreaultville, Hochelaga-Maisonneuve et Rosemont, les doléances des facteurs et les conséquences fâcheuses pour les clients se multiplient.

Treize des 53 itinéraires existants ont été supprimés occasionnant ainsi une surcharge de travail à plusieurs facteurs. Ces derniers se retrouvent avec des routes de 200 à 600 portes supplémentaires. Les journées de travail se prolongent désormais jusqu'en début de soirée, et dans certains cas, jusqu'à 21h.

Le courrier n'est pas toujours livré quotidiennement. Parfois ça peut prendre deux jours avant que le client ne reçoive ses envois.

Par exemple, les bureaux de professionnels qui ferment plus tôt le vendredi n'auront souvent leur courrier que le lundi suivant. Celui-ci passera la fin de semaine dans la boîte aux lettres.

« Quand un facteur est malade, personne ne s'occupe de la livraison du courrier dans sa route. La situation est bordélique », souligne un employé de la Société d'État.

Climat tendu

Le lock-out décrété par l'employeur, l'an dernier, a laissé des traces. Le climat de travail est à son plus bas.

Les employés sont démotivés et les agissements de l'employeur n'ont rien pour les rassurer.

« Nous sommes constamment épiés par l'employeur. Il scrute nos moindres faits et gestes. Il nous oblige à faire des heures supplémentaires sous peine de représailles, alors que nous sommes complètement vidés et n'avons plus la force de poursuivre », relate l'employé.

Les clients ne se gênent pas pour faire savoir leur mécontentement. Les premiers à en faire les frais, ce sont les facteurs eux-mêmes.

La situation ne surprend pas Marjolaine Boutin-Sweet, députée de Hochelaga. Plusieurs citoyens, principalement des personnes âgées, l’ont contactée pour se plaindre des services de la société d’État.

Au début du mois de décembre 2012, son collègue de la Chambre des communes, Alexandre Boulerice, a visité le Dépôt Marseille. Les témoignages reçus lors de son passage confirment une situation problématique à Postes Canada.

Nous n’avons pas été en mesure de parler avec Postes Canada.