SPLI : LE NPD DEMANDE AUX CONSERVATEURS DE RECULER

 

LONGUEUIL — La porte-parole du NPD en matière de logement, Marjolaine Boutin-Sweet (Hochelaga) a joint sa voix lundi à l’opposition unanime des intervenants de la Rive-Sud aux changements apportés par le gouvernement conservateur à la Stratégie des partenariats de lutte contre l’itinérance (SPLI).

La nouvelle mouture du programme SPLI entend favoriser les initiatives de «logement d’abord», c’est-à-dire celles qui visent à offrir un logement privé seulement aux personnes souffrant d'itinérance chronique au prise avec des problème de toxicomanie et de santé mentale.

«C’est une approche qui a ses mérites, explique Mme Boutin-Sweet. Mais c’est un peu réducteur et les experts le disent : l’approche logement d’abord doit être accompagnée de services d’intervention et de soutien, des services qui recevront moins de financement après les changements des conservateurs à la SPLI.»

Effectivement, à peine quelques jours après l’annonce de réorientation de la SPLI, des experts américains à l’origine de l’approche «logement d’abord» ont prévenu le gouvernement canadien de ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier.

«Sur la Rive-Sud comme ailleurs au Québec, les intervenants tiennent le même discours : l’approche du gouvernement conservateur n’est pas la bonne, ajoute Mme Boutin-Sweet. Pour le bien de toutes les personnes en situation d’itinérance qui ont besoin d’aide pour s’en sortir, le gouvernement doit reculer.»

Les députés néo-démocrates de la rive-sud, Djaouida Sellah (Saint-Bruno—Saint-Hubert), Pierre Nantel (Longueuil-Pierre Boucher), Sadia Groguhé (Saint-Lambert) et Matthew Dubé (Chambly-Borduas) étaient présents lors de la conférence de presse organisée par la Table Itinérance Rive-Sud ce matin. 

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