La sécurité alimentaire : une priorité ici comme ailleurs

Chaque mois, sur l'île de Montréal, près de 150 000 personnes ont recours à l'aide alimentaire. Parmi elles, 13 % ont un emploi, mais leur revenu ne leur suffit pas pour manger à leur faim.

La situation à Montréal ressemble à celle de beaucoup de villes et de villages au Canada : plus de 2 millions de personnes n'ont toujours pas accès à des aliments en quantité et en qualité suffisantes, et 840 000 d’entre elles ont recours chaque mois à des banques alimentaires.

Dans les collectivités nordiques, c’est le prix des aliments, beaucoup trop élevé, qui pose problème. Au Nunavut, par exemple, 47 % des utilisateurs de banques alimentaires sont des enfants. À l’échelle mondiale, c'est plus d’un milliard de personnes qui souffrent de malnutrition, d'après les chiffres de l'ONU.

La sécurité alimentaire ne serait pas un problème si l'accès à l'alimentation était équitable. En effet, la production mondiale de denrées est suffisante pour nourrir toute la planète. Le problème, c'est sa répartition.

Le concept de sécurité alimentaire fait l’objet d’un consensus international depuis le Sommet mondial de l’alimentation, qui s’est tenu à Rome en 1996. Selon le Comité de la Sécurité Alimentaire mondiale, une situation normale suppose que tous les êtres humains ont la possibilité physique, économique et sociale de se procurer une nourriture suffisante, saine et nutritive leur permettant de satisfaire leurs besoins et de mener une vie saine et active.

Le concept de sécurité alimentaire est à distinguer de celui de souveraineté alimentaire, qui fait référence au droit des peuples et des États souverains de décider démocratiquement de leurs politiques internes en matière d'agriculture et d'alimentation. En dépit de leur différente définition, ces deux concepts sont indissociables l’un de l’autre et sont tous deux partie prenante de l’élaboration d’une stratégie alimentaire durable et juste à l’échelle mondiale.

Notre stratégie en matière de sécurité alimentaire

Depuis plusieurs années, sécurité et souveraineté alimentaires font partie des enjeux prioritaires pour le NPD. En 2008-2009, Jack Layton et Alex Atamanenko, alors porte-paroles en matière d’agriculture, d’agro-alimentaire et de sécurité alimentaire, ont réalisé une grande tournée de consultation dans 28 collectivités canadiennes, et ce dans le but d’élaborer une stratégie efficace en matière d’alimentation. Une telle stratégie permettrait à tous les Canadiens et les Canadiennes d’avoir accès à des aliments sains, d’aider les agriculteurs-trices à vivre dignement de leur production et de développer un système de production durable.

Le NPD est le seul parti qui possède une stratégie alimentaire. Celle-ci repose sur quatre grands principes :

  1. Des collectivités agricoles viables
  2. Le soutien de l’agriculture locale, par exemple par l’entremise de mesures fiscales visant à encourager les petits agriculteurs à vendre sur le marché local
  3. Le développement d’entreprises agricoles pour renforcer notre économie nationale
  4. Des choix alimentaires sains pour tous les Canadiens et Canadiennes, notamment par un meilleur étiquetage des aliments (provenance, valeur nutritionnelle, OGM, etc.)

Renforcer la sécurité alimentaire dans Hochelaga

Dans Hochelaga, des centaines de citoyen-ne-s – dont la majorité travaille – ont recours chaque jour au dépannage alimentaire, à des groupes d’achat ou encore participent à des cuisines collectives. À l’échelle de la circonscription, on compte plus de sept « déserts alimentaires », c’est-à-dire des zones d’habitation caractérisées par un faible accès aux aliments frais. La sécurité alimentaire est donc un enjeu prioritaire dans Hochelaga.

Face à cette réalité, les élu-e-s et les représentant-e-s de la communauté, qui travaillent d’arrache-pied depuis plusieurs années, ont décidé de donner corps à une foule d’initiatives afin d’améliorer l’accès à des aliments sains dans le secteur. Que ce soit par le biais de l’agriculture urbaine, des cuisines collectives, des paniers bios, des Magasins-partage ou des épiceries solidaires comme « Le Petit marché de l’Est », nous pouvons ainsi parvenir à assurer un meilleur accès de la population à des aliments sains, à améliorer nos habitudes de vie et à favoriser des circuits de consommation plus courts.

 

Pour plus d’informations sur le sujet :

Le site québécois de la Coalition pour la souveraineté alimentaire se donne pour mission de « promouvoir les mesures publiques nationales ainsi que les ententes internationales visant le droit des peuples à définir leur politique alimentaire et agricole, et ce, dans l’optique du respect des droits humains et du droit des pays à fonder leur sécurité alimentaire nationale sur leur propre territoire et sur leurs ressources ».

Équiterre est un organisme québécois qui promeut l’idée que l’on peut changer le monde un geste à la fois. Il construit des solutions pratiques. En sécurité alimentaire, son programme « Fermier de famille » permet de recevoir des paniers de produits locaux et biologiques, en s’abonnant à un agriculteur.

Le site de l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture permet de mieux comprendre les enjeux mondiaux de la sécurité alimentaire.