Question posée le 15 novembre 2011 concernant les plaintes de harcèlement sexuel à la GRC

Mme Marjolaine Boutin-Sweet (Hochelaga, NPD): Monsieur le Président, comment peut-on croire que les conservateurs prennent cet enjeu grave au sérieux tout en demandant à ces femmes d'attendre?

Pourtant, ils n'ont pas demandé de délai avant de s'attaquer au registre des armes à feu, à la Commission canadienne du blé ou encore à l'équité salariale.

Ce gouvernement se dit sévère contre le crime, mais quand vient le temps d'agir, il prône la patience.

Le ministre peut-il nous donner l'assurance qu'il n'attendra pas la nomination d'un nouveau commissaire avant de prendre les moyens qui s'imposent pour venir en aide à ces femmes?

L'hon. Vic Toews (ministre de la Sécurité publique, PCC): Monsieur le Président, le gouvernement se préoccupe non seulement des femmes qui servent au sein de la GRC, mais aussi des hommes.

Je suis heureux d’apprendre que la députée d’en face a développé un intérêt nouveau pour la GRC. En effet, le parti de la députée a toujours voté contre les mesures proposées afin de donner à la GRC, et à tous les policiers, les outils dont ils ont besoin pour faire leur travail.

J’invite le NPD à non seulement dénoncer le harcèlement, mais aussi à parler haut et fort en faveur des outils qui nous permettront de mieux garder les criminels dans notre mire.