Question posée à la Chambre des communes le 4 octobre 2011 dans le cadre du débat sur la Motion libérale sur la prévention du suicide

Mme Marjolaine Boutin-Sweet (Hochelaga, NPD):Monsieur le Président, si la santé mentale des Premières nations est si importante pour le gouvernement conservateur, pourquoi a-t-on coupé près d'un demi-million de dollars dans un projet comme le Wapikoni, qui compte parmi ses bénéficiaires des jeunes qui sont souvent des candidats au suicide? La santé mentale est très importante pour ce projet. Pourquoi les fonds ont-ils été coupés?

M. Rick Norlock: Monsieur le Président, je ne connais pas les circonstances précises auxquelles fait allusion la députée. Par contre, si elle avait écouté mon discours, elle aurait appris que, littéralement, des dizaines de millions de dollars ont été directement versés aux collectivités, dans tout le pays.

Moi qui ai déjà été agent de police dans le Nord et le Nord-Est de l'Ontario, plus particulièrement sur la côte de la baie James et de la baie d'Hudson, je peux dire que le gouvernement fédéral et le gouvernement provincial déploient tous deux d'énormes efforts pour lutter contre le suicide, notamment chez les jeunes.

Comme je l'ai dit, la situation du Nord est particulière à certains égards. Certaines collectivités sont situées à des centaines de kilomètres d'une route. Il n'existe pas de mines à proximité et on n'y exploite pas la forêt. Il n'y a pas de possibilités d'emploi. La difficulté, c'est de trouver une façon d'y stimuler l'emploi. Comment fait-on pour créer des emplois et simuler l'économie de façon à permettre à ces collectivités de profiter du même style de vie que les gens plus au sud, qui vivent, entre autres, près des autoroutes?

La députée a fait allusion à des programmes qui ont peut-être été supprimés, mais il faut considérer, par ailleurs, que bon nombre de programmes créés s'attaquent aux circonstances pouvant mener au suicide des jeunes et également des membres de la collectivité.

Ayant moi-même une famille, je peux dire que je suis bien conscient de certaines circonstances mentionnées par l'un des intervenants précédents en ce qui concerne les conditions de vie à Pikangikum. Or, ces circonstances sont précisément attribuables à l'isolement de la collectivité, aux piètres possibilités d'emploi près de chez elle et aux grands défis qu'elle doit relever comme la plupart des collectivités du Nord.