Prostitution : demande d'aide pour Montréal

Publié le 11 mars 2012

 MONTRÉAL - Des intervenants de l'arrondissement
Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, à Montréal, réclament une aide financière
d'urgence afin d'aider les femmes prostituées de cette partie de la métropole.

En point de presse, dimanche, les députées néo-démocrate Marjolaine
Boutin-Sweet et péquiste Carole Poirier ainsi que le maire de l'arrondissement
Réal Ménard ont fait cette demande conjointement aux trois paliers de
gouvernement.

Selon eux, l'aide financière permettra d'ouvrir un centre de répit dans
l'arrondissement, de relocaliser l'organisme Dopamine sur la rue
Sainte-Catherine ainsi que de créer des logements sociaux adaptés pour les
femmes en désintoxication.

Selon Mme Boutin-Sweet, il vaut mieux aider les prostituées à s'en sortir
plutôt que d'augmenter la répression, ce qui rendrait la situation encore plus
«explosive» dans ce secteur de la métropole.

Les trois intervenants croient que pendant trop longtemps, les autorités n'ont
fait que déplacer le problème de la prostitution plutôt que d'augmenter les
ressources des intervenants, ce qui n'a rien réglé.

Carole Poirier, la députée péquiste du comté d'Hochelaga-Maisonneuve, a rappelé
que «le temps des paroles» était révolu et qu'il était temps d'agir rapidement.

Quant à elle, Mme Boutin-Sweet a promis d'interpeller à ce sujet à Ottawa la
ministre fédérale des Ressources humaines et responsable de la Société
canadienne d'hypothèques et de logement, Diane Finley.