Premier lancement international: un grand merci…

C’était vendredi le point culminant de l’année, le lancement d’une sélection des films réalisés par les jeunes des Premières Nations dans le cadre du Festival du nouveau cinéma qui fête son quarantième anniversaire cette année.

C’est Tiphaine, responsable de la diffusion, qui était le chef d’orchestre cette année et elle a mené l’organisation de main de maître.

C’est toujours un moment de fébrilité extrême pour toute l’équipe du Wapikoni : visionner à nouveau les films, en retenir quelques-uns dans le but d’établir une sélection équilibrée. Donc, en sacrifier d’autres en s’arrachant le cœur. Peaufiner les niveaux sonores et étalonner l’image, -œuvre de notre ami Sébastien- qui doit aussi préparer les dvd qui seront en vente à la projection.

Rejoindre tous ces jeunes venus des communautés éloignées visitées durant l’année par les studios ambulants, organiser leurs déplacements pour qu’ils soient présents au grand rendez-vous. Leur organiser des activités lors de leur passage à Montréal. Ce volet est l’œuvre de la dynamique Karine.

Photo: Ulysse Lemerise-Bouchard

Nous avons eu le plaisir d’accueillir au lancement cette année plusieurs invités de marque : une délégation venue de Bolivie avec des cinéastes Wapikoniens et des représentants du CEFREC et du Caib, nos partenaires là-bas, des représentants d’Oxfam-Québec qui parraine la formation et qui organisait le voyage, et Frédéric Julien, notre formateur en Bolivie qui les accompagnait. C’était un beau moment d’émotion de les voir tous réunis sur scène, Premières Nations d’ici et de là-bas : même combat !

Ghislain Picard, Chef de l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador et Marie-Ève Cournoyer de Santé Canada ont fait une allocution d’ouverture. Parmi les invités dans la salle, soulignons la députée du NPD Marjolaine Boutin-Sweet, qui soutient le Wapikoni mobile à la Chambre des communes, le Chef Raphaël Picard de la communauté de Pessamit, Ralph Cleary qui dirige la Commission des Ressources Humaines des Premières Nations du Québec, Odile Joannette co-directrice du RÉSEAU pour la stratégie urbaine de la communauté autochtone de Montréal, le député du NPD Tyrone Benskin, Gérald Larose, Judith Brosseau vice-présidente principale Les chaines Télé Astral, Élisabeth McKay du Secrétariat aux affaires autochtones, Michèle Babin de Condition féminine Canada et Alain Depocas du Conseil des arts et lettres du Québec.

La salle était bondée et la soirée s’est déroulée à merveille. Que de beaux films !!! Que de talents ! C’est La joie de vivre de Jérémie Vassiliou de Uashat mak Mani-Utenam qui a remporté le Prix du public : une caméra généreusement offerte par les Chaînes Télé Astral des mains de Jean-Pierre Laurendeau! Mais tous les participants auraient mérité un prix, c’est certain.

Photo: Ulysse Lemerise-Bouchard

Je m’en voudrais de passer sous silence le dévouement de nos équipes terrains, cinéastes-formateurs et coordonnateurs, qui sont le Wapikoni auprès des jeunes dans les communautés. Grâce à leur travail, nos participants prennent confiance en eux et en leurs projets. Sans nos équipes terrains rien ne serait possible !

Et puis, ce moment fort du Wapikoni mobile que nous venons de vivre aurait été impossible sans la petite ruche qui s’est dévouée corps et âme pour la réalisation de ce lancement : les formateurs, intervenants et coordonnateurs sur le terrain, ici et en Amérique du Sud, Frédéric, Benoît, Ariella, Andres, Marco et tous les autres, et tous ceux et celles qui, au « siège social », se sont occupés d’organiser l’événement : la calme et efficace Sara, mon adjointe et coordonnatrice, Tiphaine déjà nommée, qui doit avoir mille bras invisibles pour arriver à abattre la tâche qu’elle abat et son adjointe, la joyeuse Mélissa.

Sébastien «l’homme à la machine» qui assure aux films la qualité nécessaire à la projection et sa stagiaire, la dévouée Marilou, qui cette année a réalisé les montages du diaporama et de la vidéo de Samian (notre porte-parole sur écran cette année puisqu’en spectacle à Maniwaki au même moment). Cassandre, la fée, qui en plus du boulot énorme qu’elle abat comme adjointe au financement, s’est occupée des médias, des invités de marque et plus. Sébas qui, en plus de conduire les roulottes dans les communautés, s’est occupé des installations de notre roulotte toute neuve, Dominique qui s’occupe maintenant des médias sociaux et d’une partie de la communication sur le Web et Eric qui travaille à l’intégration, la mise en ligne et au développement de notre site Internet.

Pendant ce temps, Lucille, Maryse et Pierre ont veillé au grain pour que le navire suive son cours au niveau de l’organisation comme du financement. Virginie, de Cardinal communication, faisait en sorte que l’événement et le sort du Wapikoni ne passe pas inaperçu dans les médias.

Photo: Ulysse Lemerise-Bouchard

Voilà, le lancement est toujours l’occasion d’un renouveau d’énergie pour le Wapikoni mobile.

Le soutien de nos partenaires fédéraux, provinciaux et de ceux du secteur privé, le soutien du public exprimé largement, et celui des médias nous a permis de passer à travers la première grande tempête à secouer le Wapikoni mobile depuis ses débuts.

Le prix Droits et Libertés accordé très récemment a fini de nous remettre le vent dans les voiles.

Ne manque plus qu’un ou deux partenaires majeurs pour que les activités du Wapikoni auprès des jeunes des Premières Nations soient assurées à long terme.

Nous sommes confiants.

Un merci géant à tous ceux qui ont contribué au succès du Wapikoni mobile et qui continuent à l’accompagner.

Vous avez toute notre reconnaissance.

Manon