NPD : DES MESURES IMMÉDIATES DOIVENT ÊTRE PRISES POUR RÉPONDRE À LA CRISE DES OPIOÏDES


 OTTAWA - Alors que la crise des opioïdes fait de plus en plus de victimes chaque jour, le NPD a demandé lundi au gouvernement libéral de déclarer une urgence nationale de santé publique. Les néo-démocrates ont exhorté le gouvernement Trudeau à investir des fonds et des ressources supplémentaires considérables pour lutter contre une crise qui va en s'aggravant et qui touche toutes les régions du pays.

  « Partout au Canada, trop de familles perdent tragiquement leurs parents, leurs frères et sœurs et leurs enfants à cause de la crise des opioïdes, a déclaré la députée néo-démocrate Marjolaine Boutin-Sweet (Hochelaga). Des quartiers du centre-ville aux régions les plus reculées, aucune communauté n'a été épargnée par ces drogues dangereuses. Les consommateurs ne sont pas des criminels. Ils doivent pouvoir avoir accès à des drogues sécuritaires. Le gouvernement doit se pencher sur les recommandations des spécialistes de la santé et mettre en place des solutions concrètes. »

Une étude publiée par l'Institut Angus Reid révèle qu'une personne sur huit au Canada, soit près de 3,5 millions de personnes, a des amis proches ou des membres de sa famille qui sont devenus dépendants des opioïdes au cours des cinq dernières années. Toutefois, moins d'une sur quatre croit que le gouvernement fédéral a  « répondu de façon appropriée » à ce problème.
 
Le NPD a proposé cinq mesures que le gouvernement libéral de M. Trudeau peut immédiatement prendre pour régler la crise :

  • Déclarer une urgence nationale de santé publique;
  • Légaliser et financer les sites de prévention des surdoses pour qu'ils aient les ressources nécessaires;
  • Financer davantage les ressources pour le traitement afin que les personnes aux prises avec une dépendance puissent avoir accès à un traitement sur demande;
  • Enquêter sur les fabricants d'opioïdes et les tenir responsables; et
  • Cesser de criminaliser la dépendance et adopter plutôt une approche sanitaire, notamment en s'inspirant du modèle portugais.

« Onze Canadiens et Canadiennes meurent chaque jour de complications liées aux opioïdes. C'est choquant et inacceptable, étant donné qu'un grand nombre de ces décès pourraient être évités.  Nous devons traiter cette situation comme une crise de santé, parce que c’est ce qu'elle est, a ajouté M. Davies. La grande majorité de la population canadienne est en faveur d'une augmentation des fonds et des ressources pour lutter contre cette grave crise. Il existe de nombreux outils que le gouvernement libéral peut utiliser pour régler cette crise - il est temps qu'il fasse tout ce qui est en son pouvoir pour y mettre fin ».