MARJOLAINE BOUTIN-SWEET RENCONTRE DES CHERCHEURS DE L’IRIS AU SUJET DE LA CRISE DU LOGEMENT LOCATIF

Au lendemain du 1er juillet, au moins 86 ménages se sont retrouvés à la rue

 

MONTRÉAL — Très préoccupée par l’état du logement locatif au Québec, la députée néo-démocrate Marjolaine Boutin-Sweet (Hochelaga) a rencontré aujourd’hui deux chercheurs de l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS) qui ont publié une importante note à ce sujet récemment.

Les chercheurs concluent notamment que le désengagement du gouvernement fédéral en matière de logement abordable nuit à une frange importante de la population qui peine ainsi à se trouver un logement adéquat. D’ailleurs, au moins 86 familles se sont retrouvées sans logement à la suite de la traditionnelle journée du déménagement du 1er juillet, dont 41 à Gatineau et 32 à Rouyn-Noranda, selon les données du Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU). 

«Il est inacceptable qu’un pays prospère comme le nôtre abandonne ainsi autant de ses citoyens, dit Mme Boutin-Sweet. Il est grand temps pour le gouvernement de s’engager à financer des logements abordables et sociaux partout au pays.»

Rappelons que depuis 1999, le taux d'inoccupation des logements n'a jamais dépassé le seuil de 3%, qui correspond au niveau d'équilibre. Dans certaines régions, comme à Gatineau (2,1%) et Saguenay (0,7%), la crise est confirmée, mais la situation est d'autant plus inquiétante en Abitibi, avec un taux d'inoccupation qui frôle le zéro (0,2% à Val-d'Or, 0,3% à Rouyn-Noranda et 0,1% à Amos).

Dans un contexte de diminution de l’offre de logements locatifs et d’augmentation des prix des loyers, Mme Boutin-Sweet se dit préoccupée par la proportion du revenu des ménages consacrée à leur loyer. Selon le recensement de 2006, 16,1% des ménages québécois, soit 203 085, payaient plus de la moitié de leur revenu pour leur logement.

«Même s’il est conscient du problème, le gouvernement fédéral se retire du financement du logement social, alors que les familles qui n'ont pas les moyens
d'acheter ou de louer dans un contexte de hausse des prix de l’immobilier devraient pouvoir se tourner vers ce type de logement», termine-t-elle.

-30-

 

Pour de plus amples renseignements, veuillez contacter :

Youssef Amane, attaché de presse, 613-222-6993 ou youssef.amane@parl.gc.ca