MARJOLAINE BOUTIN-SWEET DRESSE LE BILAN DE L’ANNÉE 2016

MONTRÉAL — La députée d’Hochelaga, Marjolaine Boutin-Sweet, a profité d’une activité de mobilisation sur la réforme électorale au métro Joliette pour faire le bilan de l’année 2016, entre deux signatures de pétitions.

« Je suis ici avec mon équipe aujourd’hui pour aller à la rencontre des gens d’Hochelaga leur parler de la réforme électorale, pour faire en sorte que chaque vote compte. Comme pour l’environnement, les libéraux avaient fait de belles promesses. On se rend bien compte, après une première année au pouvoir, que c’était de la poudre aux yeux », a déclaré Mme Boutin-Sweet.

Rappelons que le premier ministre avait promis que 2015 serait la dernière élection avec le mode de scrutin actuel. Un comité parlementaire a mené des consultations à travers le Canada et déposé un important rapport cet automne qui fait état d’un large consensus et recommande la représentation proportionnelle. Insatisfait du résultat, le gouvernement a récemment lancé son propre sondage web.

« Cette année, j’ai bien entendu continué de défendre le logement social. J’ai eu droit à je ne sais plus combien de réponses évasives de la part du ministre. Or, on le voit bien dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, où le débat sur la gentrification a été ravivé cet automne, que le logement social est la clé. On devrait être capable d’acheter et de rénover des bâtisses pour créer de nouvelles coops, et socialiser les maisons de chambres. Comptez sur moi pour qu’Ottawa mette l’argent pour que ça se fasse. Les solutions, on les connaît », a martelé la députée.

Les dossiers chauds n’ont pas manqué cette année dans Hochelaga. Que ce soit le travail de Mme Boutin-Sweet et son équipe pour obtenir du financement pour la réouverture du refuge du CAP Saint-Barnabé ou l’implication dans l’organisation d’activités de financement pour sauver le Pavillon d’éducation communautaire.

« Il était inimaginable qu’on ne mette pas l’épaule à la roue pour la survie du PEC, un lieu incontournable du quartier où tous les gens peuvent trouver une place. Nous avons aussi réussi à gagner un an de sursis pour la survie du projet Dopallier, de Dopamine, qui prévient les ITSS en mobilisant les personnes utilisatrices de drogues. D’ailleurs, nous attendons avec impatience l’ouverture d’un service d’injection supervisé, pour lequel j’ai poussé fort à la Chambre des communes », a rappelé la députée néo-démocrate.

Dans le Nouveau Rosemont, Marjolaine Boutin-Sweet s’est dite particulièrement fière du travail accompli auprès de la Table de l’est de Rosemont. Animée par la CDC de Rosemont, elle regroupe différents partenaires engagés dans les enjeux qui concernent l’est du quartier. En plus de participer activement aux travaux de la table de concertation, le bureau de la députée a déposé cet automne une importante étude sociodémographique de la population.

« Après trois ans de travail, nous avons présenté le premier portait du secteur, ça n’avait jamais été fait. Les organismes sont maintenant mieux outillés pour développer des services adaptés aux réels besoins de la population », s’est félicitée la députée néo-démocrate, soulignant la contribution de plusieurs stagiaires de son bureau, qui ont travaillé à l’analyse produite au fil des ans.

Marjolaine Boutin-Sweet a également tenu à parler de l’annonce de la fermeture progressive de la biscuiterie Christie d’ici la fin 2017, qui fera disparaître 454 emplois.

« Nous avons rencontré les dirigeants de Mondelez avec des pistes de solution, mais ils ont été clairs, la décision est finale. J’ai demandé au ministre du Développement économique quel était son plan pour préserver de bons emplois manufacturiers et assurer la viabilité économique de l’est de Montréal. Il m’a répondu que le secteur aérospatial était important! Il serait temps qu’il revienne sur terre », a ironisé Marjolaine Boutin-Sweet.

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