LOI SPÉCIALE SUR LE RETOUR AU TRAVAIL AU CANADIEN PACIFIQUE: «UNE HONTE», DIT MARJOLAINE BOUTIN-SWEET

Les conservateurs prennent parti pour le patronat au détriment des droits les plus élémentaires des travailleurs canadiens, déplore la députée néo-démocrate 

OTTAWA —La députée néo-démocrate Marjolaine Boutin-Sweet (Hochelaga) considère «honteuse» la loi spéciale imposée par le gouvernement conservateur pour forcer le retour au travail des syndiqués du Canadien Pacifique. 

« Les conservateurs prônent une doctrine économique de laisser-faire et de non-intervention de l’État, mais à la première occasion, ils s’immiscent sournoisement dans un conflit de travail privé pour trancher en faveur des patrons. C’est absurde et antidémocratique.» 

Selon Alexandre Boulerice (Rosemont–La Petite Patrie), porte-parole de l’opposition officielle en matière de travail, la loi spéciale menace l’équilibre actuel des relations de travail. «Personne dans une entreprise ne souhaite un conflit, mais lorsque celui-ci survient, la grève est habituellement l’ultime moyen que possèdent les travailleurs pour faire pression sur la partie patronale, indique-t-il. Pourquoi l’employeur ferait-il la moindre concession au syndicat quand il sait pertinemment que le gouvernement conservateur forcera les travailleurs à rentrer au boulot dans quelques jours?» 

Non seulement les conservateurs empêchent-ils les travailleurs de faire valoir leurs droits, mais ils ont l’insolence d’utiliser le bazooka législatif que constitue la loi spéciale, notent les députés néo-démocrates. 

« Qu’on soit d’accord ou non avec les revendications des grévistes du Canadien Pacifique, on ne peut appuyer cette intervention du gouvernement de Stephen Harper contre le libre exercice de la négociation entre les travailleurs et les employeurs », explique Mme Boutin-Sweet.

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