LOGEMENTS SOCIAUX : LA DÉPUTÉE DU NPD MARJOLAINE BOUTIN-SWEET TALONNE LA MINISTRE DIANE FINLEY

Rien n’est prévu pour la fin des conventions à long terme, déplore la députée
OTTAWA — La députée néo-démocrate et porte-parole de l’opposition officielle en matière de logement, Marjolaine Boutin-Sweet (Hochelaga), a talonné aujourd’hui à la Chambre des communes la ministre des Ressources humaines et du Développement des compétences, Diane Finley, au sujet de la fin des ententes d’exploitation à long terme desquels dépendent les logements sociaux et coopératifs du pays.
En vertu de ces ententes, Ottawa verse depuis des décennies des subventions qui permettent entre autres aux locataires à faible revenu de payer un loyer plus bas, en fonction de leur revenu. «Sans ces subventions, certains locataires devront payer deux à trois fois plus cher pour leur loyer qu’ils ne le font présentement. Ce qui risque d’arriver, c’est que de nombreuses personnes vont se retrouver à la rue», a déploré Mme Boutin-Sweet.
La députée a noté que le budget fédéral évalue à 21,7 millions de dollars les sommes que le gouvernement prévoit épargner cette année, en raison de l’arrivée à échéance de ces ententes. «Ces compressions affecteront grandement les familles les plus pauvres du Canada! Si on laisse la situation aller, d’ici 2030, c’est 1,7 milliard de dollars qui seront économisés sur le dos des familles dans le besoin, soit 85% du budget fédéral en habitation.»
Mme Boutin-Sweet a dit souhaiter que le gouvernement s’engage à renouveler les subventions, de façon à ce que les locataires à faible revenu n’aient pas à choisir entre payer leur loyer ou faire l’épicerie. Elle s’est aussi montrée inquiète du fait que les provinces et les municipalités devront possiblement payer la note. «Mme Finley, quel est votre plan en ce qui concerne l’arrivée à échéance des ententes à long terme pour le logement social?»
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