Logements sociaux: la députée de Hochelaga talonne la ministre

Nouvelles Hochelaga-Maisonneuve, publié en ligne le 30 mai 2012
Rien n’est prévu pour la fin des conventions à long terme
La députée néo-démocrate de Hochelaga et porte-parole de l’opposition officielle en matière de logement, Marjolaine Boutin-Sweet, a récemment talonné la ministre des Ressources humaines et du Développement des compétences, Diane Finley, au sujet de la fin des ententes d’exploitation à long terme desquels dépendent les logements sociaux et coopératifs du pays.
En vertu de ces ententes, Ottawa verse depuis des décennies des subventions qui permettent, entre autres, aux locataires à faible revenu de payer un loyer plus bas, en fonction de leur revenu.
« Sans ces subventions, certains locataires devront payer deux à trois fois plus cher pour leur loyer qu’ils ne le font présentement. Ce qui risque d’arriver, c’est que de nombreuses personnes vont se retrouver à la rue », a déploré Mme Boutin-Sweet.
Le budget fédéral fait état d’une économie de 21,7 M$, en raison de l’arrivée à échéance de ces ententes.
« Ces compressions affecteront grandement les familles les plus pauvres du Canada. Si on laisse la situation aller, d’ici 2030, c’est une somme de 1,7 G$ qui sera économisé sur le dos des familles dans le besoin, soit 85 % du budget fédéral en habitation », estime la députée de Hochelaga.
Mme Boutin-Sweet dit souhaiter que le gouvernement s’engage à renouveler les subventions, de façon à ce que les locataires à faible revenu n’aient pas à choisir entre payer leur loyer ou faire l’épicerie.
Elle est inquiète du fait que les provinces et les municipalités devront possiblement payer la note.
« Mme Finley, quel est votre plan en ce qui concerne l’arrivée à échéance des ententes à long terme pour le logement social? », se questionne la  députée.