Le NPD plaide pour une meilleure justice sociale

Nouvelle Hochelaga-Maisonneuve - Publié le 18 Octobre 2011

Nuit des sans-abri

Chaque année, la Nuit des sans-abri est une vigile à la belle étoile destinée à briser l’indifférence et réduire les préjugés envers le phénomène de l’itinérance. Marjolaine Boutin-Sweet, députée de Hochelaga, joint sa voix à celles des organisateurs pour réclamer une véritable justice sociale.

 « L’itinérance est un problème complexe auquel doivent s’attaquer tous les acteurs de la société. Je salue les efforts immenses déployés par les organisateurs de la Nuit des sans-abri pour sensibiliser la population et trouver des solutions durables au problème », indique Mme Boutin-Sweet.

La démarche s’inscrit dans le cadre de la Journée internationale de l’élimination de la pauvreté, reconnue par les Nations Unies et célébrée le 17 octobre de chaque année. Des activités ont lieu dans presque toutes les régions du Québec et dans le monde.

À Montréal seulement, environ 30 000 personnes étaient en situation d’itinérance, en 2006, selon un estimé fédéral. Ce nombre était de 150 000 pour tout le Canada.

Le phénomène est en hausse depuis quelques années. Pourtant, les subventions octroyées aux différents organismes luttant contre l’itinérance n’ont pas été augmentées depuis cinq ans.

« Le gouvernement ignore depuis toutes ces années le fait que de plus en plus de Canadiens ont besoin d’aide, dit Marie-Claude Morin, porte-parole du Nouveau parti démocratique (NPD) en matière de logement.

« La demande est en hausse, mais les subventions accordées aux organismes qui sont sur le terrain stagnent. Comment peut-on espérer régler le problème lorsque ceux qui s’y frottent souffrent d’un cruel manque de financement? », questionne Mme Morin.