LE NPD DÉPOSE UNE PÉTITION POUR DEMANDER À LA MINISTRE FINLEY D’ASSURER LA SURVIE DU WAPIKONI MOBILE

OTTAWA – Marjolaine Boutin-Sweet (Hochelaga), la porte-parole du NPD en matière de Développement des compétences, a aujourd’hui déposé une pétition de plus de 4000 signatures à la Chambre des communes. La pétition vise le rétablissement du financement du Wapikoni mobile afin d’en assurer la survie.

« Cet été, le Wapikoni mobile a vu son budget être coupé de 490000 $. Cela représente l’essentiel de son budget de fonctionnement », a déclaré Mme Boutin-Sweet. « Si la ministre des Ressources humaines et du Développement des compétences Diane Finley n’intervient pas dès maintenant, c’est la survie de l’organisme qui est menacée, ce qui priverait ainsi plusieurs jeunes Autochtones du Québec d’un projet qui leur donne beaucoup d’espoir », a-t-elle déploré.

Madame Boutin-Sweet demande donc à la ministre Finley de revenir sur sa décision et de rétablir le financement de ce projet qui a fait ses preuves dans plusieurs communautés depuis sa fondation. « Nous espérons que la ministre se rendra compte de l’importance de Wapikoni pour les jeunes Autochtones et qu’elle annoncera dès maintenant le rétablissement de cette subvention », ajoute-t-elle.

La décision de la ministre ne prend pas en considération le fait que le projet est reconnu comme étant un succès. « Les mesures proactives mises de l’avant par les intervenants du Wapikoni mobile ont un impact réel et positif sur les jeunes de ma communauté », a par ailleurs indiqué Jonathan Genest-Jourdain, député d’origine innue de Manicouagan et porte-parole adjoint du NPD en matière d’affaires autochtones. « Ces initiatives uniques et grandement appréciées permettent à des jeunes marginalisés d’acquérir des connaissances auxquelles ils n’auraient pas accès autrement. »

Pour sa part, le député néo-démocrate Romeo Saganash (Abitibi—Baie-James—Nunavik—Eeyou) ne comprend pas la logique derrière cette décision. « Depuis plusieurs années, ce programme a donné d’excellents résultats et a créé un environnement où les participants ont gagné en fierté et en confiance en eux », a-t-il témoigné. Ce programme est un succès et ce gouvernement devrait l’appuyer. »

En sept ans d’existence, Wapikoni a permis à plus de 2000 jeunes Autochtones à travers 19 communautés au Québec de produire plus de 600 films et productions musicales. Les créations ont été diffusées en Europe, en Asie et dans les Amériques. Quarante prix de festivals nationaux et internationaux ont été décernés aux créateurs de Wapikoni.