Le NPD célèbre l’adoption d’un projet de loi pour faciliter l’ouverture de services d’injection supervisée

MONTRÉAL — Les députées Marjolaine Boutin-Sweet (Hochelaga) et Hélène Laverdière (Laurier–Sainte-Marie) se réjouissent de l’adoption du projet de loi C-37 qui vise à simplifier le processus d’implantation de services d’injection supervisée au Canada.

Rappelons qu’en 2015, le précédent gouvernement conservateur avait fait adopter le projet de loi C-2 qui imposait 26 conditions contraignantes, rendant virtuellement impossible l’établissement de nouveaux SIS. Qui plus est, le projet de loi accordait un pouvoir discrétionnaire au ministre responsable pour refuser de nouveaux projets, même s’ils respectaient toutes ces conditions.

« On s’attend à ce que le Québec, particulièrement Montréal, soit bientôt touché par la grave crise des opioïdes qui sévit actuellement en Colombie-Britannique. C’est pourquoi le NPD avait demandé il y a un an d’abroger le projet de loi C-2 des conservateurs, pour faciliter l’ouverture de services d’injection supervisée », a rappelé Hélène Laverdière.

La ministre de la Santé a finalement cédé et déposé le projet de loi C-37 en décembre 2016. Son adoption permettra de simplifier les critères imposés pour procéder à l’ouverture de SIS et réduit le pouvoir discrétionnaire du ministre responsable.

« À Montréal, 68 % des utilisateurs de drogues injectables sont atteints d’hépatite C. L’établissement de SIS pourrait grandement contribuer à diminuer les infections reliées à l’utilisation de seringues. Le quartier Hochelaga-Maisonneuve et le centre-ville sont les endroits où l’on retrouve le plus d’utilisateurs de drogues injectables. Un service d’injection supervisé pourra aider à sortir les seringues des parcs où jouent nos enfants », a indiqué Marjolaine Boutin-Sweet.

– 30 –