Fusion de trois succursales de Postes Canada de l’Est

Nouvelles Hochelaga-Maisonneuve, page 6 | Par Marjolaine Boutin-Sweet

Cet automne, trois centres de distribution de Postes Canada situées dans l’Est de Montréal ont fusionné en une seule : le Dépôt Marseille. La fermeture des comptoirs de Tétreaultville, Hochelaga-Maisonneuve et Rosemont fait partie de la restructuration des opérations de la société d’État. Le nouveau modèle de livraison qu’elle instaure partout au pays comprend notamment de nouveaux horaires et de nouveaux moyens de distribution de courrier.

Dans un article publié dans les Nouvelles Hochelaga-Maisonneuve au début du mois faisant état de la situation, on expliquait que « Treize des 53 itinéraires existants ont été supprimés occasionnant ainsi une surcharge de travail à plusieurs facteurs. Ces derniers se retrouvent avec des routes de » 1200 portes alors que la moyenne canadienne se situe autour de 600. « Les journées de travail se prolongent désormais jusqu'en début de soirée, et dans certains cas, jusqu'à 21h. »

L’ouverture du dépôt Marseille a créé beaucoup de mécontentement dans la population, les commerces et les organisations. Plusieurs citoyens et citoyennes ont contacté mon bureau de circonscription pour nous faire part de délais de livraison anormalement longs. Des personnes âgées nous ont raconté ne pas avoir reçu à temps des factures à payer et des professionnels reçoivent leurs colis en retard. La situation problématique me préoccupe grandement.

La nouvelle organisation du service postal et la fermeture de ces trois succursales ont également un impact chez les facteurs et factrices de Postes Canada. J’ai d’ailleurs rencontré des représentant-e-s du Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP) il y a une dizaine de jours pour discuter de la situation. Mon collègue député de Rosemont—La Petite-Patrie, Alexandre Boulerice, porte-parole de l’Opposition officielle en matière de travail, avait lui aussi visité le dépôt Marseille en décembre dernier et avait recueilli les témoignages de plusieurs facteurs qui confirmaient certains problèmes fréquents qu’on m’a décrits : journée de travail de plus de 10 heures, temps supplémentaire obligatoire, insultes de la part des citoyens mécontents du nouveau système et j’en passe. Dans ce contexte, la conciliation travail-famille n’est pas facile et le taux d’absence pour maladie atteint près du quart des empoyé-e-s, chiffre qui en dit long.

Nous avons contacté la direction de Postes Canada qui nous assure que des embauches seront faites afin de rétablir le service. Selon eux, ce n’est qu’une question de temps afin que la situation se stabilise. Nous espérons vivement que Postes Canada saura adapter son nouveau modèle aux spécificités montréalaises, tels nos célèbres escaliers en colimaçon, afin de prendre en considération les paramètres réels avec lesquels nos facteurs et factrices doivent composer.

Si vous-mêmes avez vécu une situation problématique, je vous invite à contacter mon bureau pour nous en faire part. Soyez assurés que mes collègues de l’Est de Montréal et moi-même suivons la situation attentivement.