L’ANNONCE DE LA MINISTRE FINLEY POUR LE LOGEMENT SOCIAL N’EST QUE DE LA POUDRE AUX YEUX, SELON LE NPD

MONTRÉAL – Il ne faut pas se laisser aveugler par le beau discours des conservateurs en matière de logement social. La nouvelle entente fédérale-provinciale sur le logement de 346 millions sur trois ans annoncée ce matin par la ministre Diane Finley n’est que de la poudre aux yeux, croient les députés du NPD.

« Ces fonds sont très loin d’être suffisants pour améliorer et maintenir le parc de logements sociaux en bon état. Il s’agit de la pire annonce depuis 10 ans, alors que les besoins en logement ne cessent de croître. Environ 325 000 ménages québécois ont des besoins impérieux de logement, comment le gouvernement peut-il les laisser tomber comme ça? Ce montant apparaît important, mais il n’est que de la poudre aux yeux», indique la porte-parole de l’opposition officielle en matière de logement, Marie-Claude Morin (Saint-Hyacinthe?Bagot).

« Hochelaga est le secteur au Québec où il y a le plus haut taux de logements qui nécessitent des réparations majeures, soit 14,6 %. Et 18,5 % de la population consacre au moins la moitié de ses revenus pour payer son loyer. C’est énorme. Les besoins sont criants et le programme fédéral est beaucoup trop timide », ajoute sa collègue Marjolaine Boutin-Sweet (Hochelaga).

L’entente qui stipule que le gouvernement fédéral versera 57,5 millions $ annuellement jusqu’en mars 2014 ne permettra vraisemblablement pas au Québec de se doter des nouvelles habitations à prix modiques (HLM) dont elle a besoin pour assurer à tous les Québécoises et Québécois un endroit décent où vivre.

« Le Québec a besoin d’environ 500 millions $ pour la construction de nouveaux logements sociaux. Il faut cesser de colmater les fuites et mettre en place une véritable stratégie nationale en matière d’habitation. Ce qu’on demande, c’est un plan à long terme. Or, le Canada est toujours le seul pays du G8 et du monde industrialisé à ne pas avoir un tel plan! », croit Marie-Claude Morin.

L’annonce de Mme Finley n’a pas permis d’en savoir plus sur la fin des conventions entre des centaines de coopératives d’habitation et le gouvernement fédéral prévu d’ici les prochaines années.

« Au Québec, quelque 125 000 logements coopératifs, sans but lucratif et publics,
sont menacés par la fin de ces ententes. Ces logements abritent des ménages à très faible revenu qui risquent de se retrouver à la rue. Les conservateurs doivent mettre fin à l’angoisse de ces familles », ont conclu les députées.

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