L’ABOLITION DU REGISTRE DES ARMES D’ÉPAULE EST UNE INSULTE À LA MÉMOIRE DES VICTIMES DE LA POLYTECHNIQUE

Les conservateurs choisissent de faire passer leur idéologie rétrograde avant la sécurité de nos collectivités, dénonce Marjolaine Boutin-Sweet 

MONTRÉAL — La députée néo-démocrate Marjolaine Boutin-Sweet (Hochelaga) dénonce l’abolition du registre des armes d’épaule et estime qu’il s’agit d’une véritable insulte à la mémoire des victimes de la tuerie de l’École Polytechnique ainsi qu’à leur famille. 

«Les victimes des tueries de l’École Polytechnique et du Collège Dawson sont tombées sous les balles d’agresseurs qui n'avaient pas de casier judiciaire, souligne Mme Boutin-Sweet. Le plus odieux dans l’abolition du registre, c’est qu’au moment où plusieurs familles peinent encore à se relever de la perte de membres de leur famille, les conservateurs trouvent le moyen de célébrer».  

Le registre des armes à feu a été créé en 1995 à la suite de la tragédie qui a emporté plusieurs jeunes femmes lors d’une tuerie sauvage à l’École Polytechnique, rappelle la députée. Une étude de l’Institut national de santé publique estime que 2100 vies ont été sauvées depuis sa mise en œuvre, ce qui en fait un moyen efficace de prévention du crime.  

«Plutôt que de vouloir protéger des vies, les conservateurs s’enferment dans leur idéologie passéiste et s’amusent à jouer avec la vie des gens en laissant les armes d’épaule en libre circulation», dénonce Mme Boutin-Sweet.  

Le gouvernement ne cesse de répéter que dans l’état actuel des choses, les chasseurs sont traités comme des criminels parce qu’ils doivent inscrire sans frais leur arme dans une base de données. Or, les propriétaires de voitures ou d’embarcations nautiques doivent eux aussi s’enregistrer auprès du gouvernement sans que les conservateurs s’en insurgent.  

«Les services policiers et le gouvernement du Québec réclament le rapatriement de toutes les données du registre des armes d'épaule pour pouvoir se servir de l'information et protéger leurs citoyens et citoyennes, ce que le gouvernement fédéral semble refuser de faire», conclut Mme Boutin-Sweet. 

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