La journée internationale de la femme: témoignage de nos politiciennes dans l'Est

La journée internationale de la femme: témoignage de nos politiciennes dans l'Est

L'Avenir de l'Est | Par Samantha Velandia

La journée internationale des femmes est l’occasion parfaite pour réfléchir à la place des femmes en politique. La population fait maintenant preuve de progressisme et n’hésite plus à élire des femmes. La contribution de ces femmes est aujourd’hui notable et, dans plusieurs cas, elles occupent maintenant les plus hautes instances. Mais il y a encore place au progrès, puisque la parité n’est pas encore très courante dans les différents paliers politiques.

La situation politique de l’est de Montréal est exceptionnelle. Sur un total d’une trentaine postes électifs, répartis sur les trois ordres de gouvernement (municipal, provincial et fédéral) : 17 postes électifs sont occupés par des femmes.

C’est donc à dire que dans l’Est la parité femmes/hommes est maintenant une réalité. Cette tendance s’est fortement affirmée au lendemain du dernier scrutin fédéral qui a vu l’élection de trois femmes dans l’est métropolitain, soit Paulina Ayala (Honore-Mercier), Marjolaine Boutin Sweet (Hochelaga) et Ève Péclet (La Pointe-de‐l’Île).

Elles ont ainsi contribué à concrétiser le rêve de Jack Layton de faire élire le plus grand caucus de femmes de l’histoire du Canada et ont rejoint les rangs de politiciennes comme Lise Thériault (Anjou-Louis-Riel), Carole Poirier (Hochelaga-Maisonneuve), Nicole Léger (Pointe-‐aux- Trembles) et Chantal Rouleau (Rivière‐des‐Prairies–Pointe-aux-Trembles), pour ne nommer que celles‐ci.

Mme Ayala rappelle que : « suite à l’élection nous nous sommes immédiatement liguées afin d’offrir une réelle dynamique de collaboration aux citoyens et citoyennes ».

C’est ainsi que le trio des députées fédérales de l’Est s’est démarqué, par des interventions communes et des actions concertées.

« Nous avons gagné l’élection avec le slogan Travaillons ensemble ! C’est exactement la doctrine que nous avons appliquée depuis », renchérit Mme Péclet.

À titre d’exemple, les députées siègent ensemble sur différents comités de développement économique et social, elles ont intervenu conjointement dans les enjeux de sécurité ferroviaire, de gestion du patrimoine culturel et écologique, du maintien de l’offre de logements sociaux et des services postaux.

Elles s’apprêtent d’ailleurs à se mobiliser à nouveau afin d’appuyer les organismes de soutien à l’emploi dont le financement est menacé par le gouvernement Harper.

À la question: comment la contribution des femmes change le paysage politique dans l’est de Montréal Mme Boutin Sweet répond qu’ « en ce qui nous concerne, notre travail politique est directement conséquent de notre engagement social précédent l’élection. Ma collègue Paulina militait déjà pour la social-démocratie dans son pays d’origine, le Chili, tandis qu’Ève était très engagée à l’université alors qu’elle terminait ses études en droit. Pour ma part, ma passion à défendre les droits des travailleurs et travailleuses s’est affirmé dans mon rôle de députée ».

Ces trois femmes, qui ont contribué à la parité femmes/hommes dans le paysage politique de l’est de Montréal, concèdent que leur rôle de représentation est double.

« Non seulement nous devons bien représenter l’ensemble de la population, mais aussi nous ne pouvons négliger que nous montrons la voie aux jeunes femmes qui nous observent et jugeront, de par nos actions, de la pertinence de leur implication future en politique » conclut Mme Ayala.

 

Source : http://www.avenirdelest.com/Vie-de-quartier/2014-03-07/article-3641036/La-journee-internationale-de-la-femme%3A-temoignage-de-nos-politiciennes-dans-lEst/1