Zone de tolérance de la prostitution dans Hochelaga-Maisonneuve : La députée Boutin-Sweet ajoute sa voix à celle des opposants

Nouvelles Hochelaga-Maisonneuve, publié le 26 juin 2012, page 2

Par Steve Caron

La députée fédérale de Hochelaga, Marjolaine Boutin-Sweet, estime que l’instauration d’une zone de tolérance pour la prostitution ne constitue pas une bonne solution à cet enjeu complexe.

« Le Code criminel est de compétence fédérale et s’applique partout au pays de la même façon, indique la députée. Même si c’était possible de créer une telle zone grise, je ne pense pas du tout que ce soit souhaitable.

« La prostitution entraîne des irritants pour la population de Hochcelaga, mais déplacer des femmes prostituées dans un secteur isolé de la ville causera davantage de problèmes de sécurité pour les résidents et pour ces femmes qui sont déjà vulnérables. »

Mme Boutin-Sweet croit que les différents ordres de gouvernement doivent travailler ensemble pour régler le problème. Une solution serait d’investir suffisamment dans l’aide aux femmes prostituées, pense-t-elle.

« Le fédéral doit contribuer à régler le problème. Les conservateurs devraient notamment cesser de bloquer le transfert de Dopamine sur la rue Sainte-Catherine, un important organisme de notre quartier qui œuvre en itinérance et en toxicomanie. Ils devraient aussi appuyer le projet du Cap Saint-Barnabé visant à créer un centre de répit pour les personnes itinérantes, toxicomanes ou prostituées. »