ITINÉRANCE : MARJOLAINE BOUTIN-SWEET CRITIQUE L’INGÉRENCE POLITIQUE DE LA MINISTRE DIANE FINLEY

Plusieurs organismes qui viennent en aide aux sans-abris se sont vus refuser leur subvention après l’intervention de la ministre
OTTAWA — La porte-parole de l’opposition officielle en matière de logement, Marjolaine Boutin-Sweet (Hochelaga), critique vivement l’attitude déplorable de laministre des Ressources humaines et du Développement des compétences, Diane Finley, qui est intervenue à la dernière minute afin de bloquer des subventions destinées à des organismes venant en aide aux familles à faible revenu et aux personnes en situation d’itinérance.
Cette ingérence politique est d’autant plus choquante qu’elle survient alors que Québec et Ottawa avaient conclu une entente prévoyant que les subventions accordées dans le cadre de la Stratégie des partenariats de lutte contre l’itinérance seraient décidées par un comité mixte Québec-Canada.
«L’entente existe depuis douze ans et c’est la première fois qu’elle est bafouée de façon aussi cavalière par l’intervention idéologique de la ministre, indique Mme Boutin-Sweet. Cette décision est encore plus scandaleuse puisque dans le cas de la demande du RAPSIM, un regroupement d’organismes qui milite pour les droits des sans-abris, tous les comités compétents avaient recommandé le renouvellement de la subvention.»
La députée s’étonne de voir que cette décision a été prise sans véritable justification, puisque les recommandations sont émises en prenant en considération les fonds disponibles et les priorités locales. «Comment la ministre peut-elle justifier son ingérence politique dans des projets ayant obtenu la recommandation du comité et qui respectent les priorités du Québec?»
Les ententes entre le gouvernement fédéral et les organismes subventionnés devant être signées depuis le 1er avril dernier, certains projets sont même remis en question. À titre d’exemple, la relocalisation de Dopamine, un organisme œuvrant en toxicomanie dans le quartier Hochelaga, est sérieusement en danger en raison des retards d’approbation. «Devant une inquiétante augmentation des besoins d’intervention, l’échec du projet serait une véritable catastrophe pour la communauté, s’inquiète Mme Boutin-Sweet. Il est totalement inacceptable que la ministre empêche le Québec de lutter adéquatement contre l’itinérance.»
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