ITINÉRANCE : LE GOUVERNEMENT CONSERVATEUR S’Y PREND MAL, ESTIME MARJOLAINE BOUTIN-SWEET

Une étude montre que les gouvernements pourraient économiser en s’assurant que chaque Canadien ait un toit

OTTAWA — La stratégie du gouvernement conservateur de Stephen Harper pour lutter contre le phénomène de l’itinérance coûte cher et ne rapporte pas les bénéfices escomptés, déplore la porte-parole du NPD en matière de logement, Marjolaine Boutin-Sweet (Hochelaga).

C’est ce qui ressort d’une étude de Stephen Gaetz, publiée par le Réseau canadien de recherches sur l’itinérance, dans lequel on démontre que les coûts actuels liés à l’itinérance en matière de santé, de justice et de services policiers, sont nettement supérieurs à ceux que les gouvernements devraient avoir à assumer si les personnes itinérantes étaient logées convenablement. La solution, selon Mme Boutin-Sweet, passe notamment par un investissement dans le logement social ou par le versement de suppléments au loyer pour les personnes à faible revenu.

« À part couper les fond du RAPSIM, le plus grand regroupement de groupes offrant un soutien aux personnes seules et itinérantes de Montréal, et de faire des annonces avec de l’argent qui existait déjà, qu’est-ce que les conservateurs ont fait pour combattre l’itinérance et ainsi réduire les dépenses de l’État? », demande Mme Boutin-Sweet.

Selon l’étude, les gouvernements dépensent au moins 4,5 milliards $ par année pour offrir des services aux sans-abri, un prix plus élevé que ce qu’il en coûterait si on prévenait la situation en logeant cette population.

« Les contribuables canadiens pourraient économiser 54% des sommes investies simplement en s’assurant que les itinérants aient un toit. Ce qu’il faut faire, c’est renouveler les ententes à long terme pour le logement social et mettre en place une véritable stratégie de lutte contre la pauvreté », conclut la députée.

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