Environnement : bâtir une société plus verte et plus juste

Les changements climatiques constituent le défi majeur du XXIe siècle. Dans toutes les régions du monde, notre environnement connaît de profonds bouleversements, et ce sont les populations locales qui en subissent quotidiennement les conséquences.

Depuis plusieurs années, les preuves scientifiques s’accumulent à l’effet que l’activité humaine a entraîné une hausse des températures à la surface du globe. Cette hausse provoque à son tour des dérèglements divers : fonte des glaciers, augmentation du niveau de la mer, multiplication des phénomènes climatiques extrêmes, désertification... Face à ces réalités, nous devons plus que jamais joindre nos efforts afin de bâtir une société plus verte et plus juste, tant au niveau local qu’à l’échelle nationale et internationale.

Un bilan environnemental désastreux

Depuis dix ans, le bilan du Canada en matière d’environnement est catastrophique. C’est même le pire des 27 pays les plus riches de la planète. Sous le gouvernement conservateur, le Canada s’est retiré du Protocole de Kyoto visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre. De plus, les scientifiques menant des recherches en environnement ont été muselé-e-s et des bibliothèques scientifiques fermées. Pendant ce temps, les grandes compagnies pétrolières ont bénéficié de milliards de dollars en subventions publiques, alors qu’elles sont en partie responsables de la dégradation de notre écosystème. C’est sans parler du gouvernement fédéral lui-même, qui a volontairement affaibli les lois environnementales protégeant l’air, l’eau et le sol, sabrant notamment la Loi sur la protection des eaux navigables, la Loi canadienne sur l’évaluation environnementale et la Loi sur les pêches.

Il est grand temps de mettre fin à cette décennie de saccage environnemental et de repenser notre engagement dans la lutte aux changements climatiques. Il est également grand temps de respecter les obligations internationales du Canada en matière environnementale et d’assurer la transition vers une économie propre. Fixer un prix au carbone, couper dans les subventions à l’industrie des combustibles fossiles ou encore investir dans les énergies vertes sont autant de moyens d’y parvenir.

Au niveau fédéral, le NPD est le seul parti qui s’est doté d’un plan concret pour atteindre nos engagements internationaux en matière de changements climatiques et bâtir une économie verte. Selon nous, la clé pour le développement économique durable, c’est la diversification de l’économie. Notre système économique actuel est basé en grande partie sur le prix du pétrole. Cela signifie que les prix de nos biens et services sont grandement influencés par les fluctuations de la valeur de l’or noir sur le marché. Nous en avons d’ailleurs vu les conséquences en Alberta avec la chute des prix du pétrole. Diversifier notre économie en investissant dans les énergies renouvelables, c’est donc se donner les moyens d’être moins dépendants des énergies fossiles et de la variation de leur prix.

D’ici 2020, la demande du marché mondial dans le secteur des énergies propres devrait atteindre 3 trillions de dollars, c’est-à-dire plus de 3 000 milliards de dollars. À l’heure actuelle, le taux d’emploi dans le secteur des technologies propres est en hausse de 18 % et ce, année après année. Des investissements significatifs dans l’énergie solaire, éolienne, géothermique et hydroélectrique ainsi que dans la recherche permettraient donc de créer des dizaines de milliers d’emplois verts au Canada, en plus de réduire considérablement notre dépendance aux énergies fossiles.

Bâtir une société plus verte à l’échelle locale

Dans la circonscription d'Hochelaga, développement durable rime avec engagement social. Depuis plusieurs années déjà, les initiatives se multiplient afin de verdir les quartiers tout en favorisant la participation citoyenne et la réinsertion sociale des populations les plus marginalisées.

Le Lien vert, un projet de verdissement de l’ancien corridor ferroviaire allant de la Promenade Luc-Larrivée à la rue Préfontaine, ou encore la Brigade verte, un projet de revitalisation et de verdissement de la rue Sainte-Catherine, qui emploie une quinzaine de personnes marginalisées afin de les réinsérer socialement, participent à cet effort collectif et illustrent toute la richesse et le potentiel de l’action citoyenne locale.

On peut aussi penser à l’agriculture urbaine et aux ruelles vertes, des initiatives portées par les Éco-quartiers de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve et de Rosemont – La-Petite-Patrie, mais dont les principaux acteurs sont les citoyen-ne-s. Enfin, des événements comme La Grande Fabrique ou le Petit Marché de l’Est, qui servent de vitrine aux artistes locaux, aux artisan-e-s et aux commerçant-e-s, permettent aussi de développer un mode de vie durable par la promotion du commerce et de l'agriculture locale, biologique et écoresponsable.

Il est également possible de diversifier l’économie à l’échelle de la circonscription. En mettant l’accent sur l’habitation et la rénovation durable, comme nous l’avons proposé dans notre stratégie en matière de logement, nous pouvons parvenir à changer les choses un geste à la fois.

Le développement durable, au-delà des engagements internationaux et des grands projets d’envergure nationale, doit se vivre dans chacun de nos quartiers. C’est à travers l’implication des citoyen-ne-s que nous pouvons contribuer à bâtir une société plus verte, mais aussi plus juste.

 

Quelques liens utiles :

// Centre d’écologie urbaine de Montréal

// Conseil régional de l'environnement de Montréal

// Éco-quartier Mercier-Hochelaga-Maisonneuve

// Éco-quartier Rosemont – La-Petite-Patrie

// Équiterre

// La Brigade verte

// La Grande Fabrique

// Le Lien Vert