Déclaration // Stop à la culture du viol

Monsieur le Président, il y a un peu moins de deux semaines, des étudiantes de l'Université Laval ont été agressées sexuellement dans leur chambre de résidence. Depuis, de nombreuses autres victimes brisent le silence et osent dénoncer leur agresseur.

Je suis touchée par la vague de solidarité envers toutes les victimes d'agression sexuelle qui déferle sur le Québec. C'est une vague de solidarité, mais aussi de rage et de frustration devant une culture du viol qui existe pernicieusement dans notre société.

C'est pour renverser la vapeur que le mouvement Stop à la culture du viol a émergé. Il est temps de cesser de s'inquiéter de la carrière des agresseurs et de persécuter les victimes par rapport à leurs choix vestimentaires ou à leurs habitudes de vie.

Il est temps que le gouvernement fédéral prenne ses responsabilités dans ce dossier et adopte rapidement un plan de lutte global contre la violence faite aux femmes, parce que le consentement est au cœur de relations saines et devrait aussi être au cœur de nos politiques, et parce que sans oui, c'est non.