Déclaration du 9 mai 2012 sur la coupure du financement fédéral accordé au RAPSIM

Monsieur le Président,
Mon père, à qui je souhaite un merveilleux 80e anniversaire, m’a bien appris que l’entraide vaut tellement mieux que l’individualisme. C’est justement dans cet esprit d’entraide que des organismes se sont rassemblés il y a 35 ans pour former le RAPSIM (le Réseau d’aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal). Ces groupes, certains aussi connus que La Maison du Père, viennent en aide aux plus démunis de la société.
Leur travail, hautement reconnu, est appuyé financièrement depuis plusieurs années par la Stratégie de Partenariats de lutte contre l’itinérance (ou SPLI) régie par l’Entente Canada-Québec.
Mais, après 12 ans, pouf! Tout d’un coup, la Ministre des Ressources Humaines a décidé de ne plus respecter l’entente, pourtant renouvelée il y a moins d’un an. Ni les recommandations du réseau de la santé du Québec, ni même celles du comité fédéral-provincial de la SPLI.
Qu’est-ce qu’il advient du respect des compétences provinciales?
Est-ce qu’on punit des groupes comme le RAPSIM parce qu’ils ont l'audace de défendre des droits aussi subversifs que celui au logement, ou à la santé? C’est my way or the highway, Monsieurle Président?