Déclaration du 29 mars 2012 sur la narcoprostitution dans Hochelaga

Mme Marjolaine Boutin-Sweet (Hochelaga, NPD):  Monsieur le Président, la prostitution n'est pas un choix de carrière. Plusieurs femmes se prostituent pour assouvir leur dépendance à la drogue. Les amendes ou la prison ne sont pas la solution à la narco-prostitution. La prévention vaut mieux que la répression. Il faut combattre le problème à la source, c'est-à-dire la toxicomanie.

C'est ce que plusieurs groupes et élus tentent de faire dans Hochelaga. L'organisme Dopamine, qui oeuvre en toxicomanie, veut se relocaliser dans le quartier où le problème est le plus criant. Dans leurs anciens locaux, un centre de répit pour femmes prostituées serait établi où elles pourraient aller prendre une douche, dormir et obtenir de l'aide quand elles sont prêtes à s'en sortir.

Mais malgré la recommandation de l'Agence de santé de Montréal, la demande au programme SPLI pour la relocalisation de Dopamine traîne depuis des mois. Pas de réponse non plus à la lettre que j'ai envoyée à la ministre des Ressources humaines lui expliquant la situation qui devient de plus en plus critique.

J'espère qu'une réponse positive ne tardera plus à venir et que le budget présenté tout à l'heure ne laissera pas tomber ces personnes qui se sentent de plus en plus délaissées par la société.